Sommaire
Un belle occasion de rappeler que cette institution n’a jamais cessé d’évoluer.
👉 1945 : le financement repose sur une assiette salariale.
Dans une France fordiste, c’était simple et puissant : les cotisations patronales faisaient le lien direct entre richesse produite et droits sociaux.
👉 1999 : avec la CMU, on franchit une étape importante.
L’universalisation de la couverture santé est une avancée majeure… mais financée en partie par la CSG, elle marque aussi une rupture avec la logique contributive initiale.
👉 Depuis 30 ans, la part des salaires dans la richesse produite a reculé de 10 points*, soit environ 350 milliards d’euros.
Pas parce qu’il y aurait moins d’emplois, mais parce que les grands groupes très capitalistiques cotisent de moins en moins, tandis que les TPE/PME intensives en emploi supportent l’essentiel de la charge.
Résultat : cette iniquité fragilise le tissu productif, et l’État compense par des aides massives qu’il finance à crédit (on estime à 160 milliards la part des aides financées par la dette).
Et si l’étape des 100 ans, en 2045, était celle d’une nouvelle modernisation : l’assiette des cotisations sociales ?
C’est tout le sens de la réflexion sur l’élargissement et la stabilisation de la base contributive, aujourd’hui évoquée par la Cour des comptes et France Stratégie.
➡️ Une cotisation sur la valeur ajoutée, modulée selon l’intensité salariale, permettrait de rétablir l’équilibre : contribution plus juste, plus stable, plus lisible.
La Sécu n’a jamais été figée : son histoire est faite de réformes courageuses et d’élargissements de droits.
👉 Et si la prochaine étape était de redonner à la cotisation son rôle d’outil de justice contributive, en phase avec l’économie d’aujourd’hui ?
*Source : INSEE

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